Lecture : Part du chiffre d'affaires convertie en excédent brut d'exploitation. Le ratio mesure la marge opérationnelle brute du métier, indépendamment de la structure de financement.
Version normalisée de l'EBE, utilisée pour comparer des entreprises de tailles différentes au sein d'un même secteur.
Lecture : Part du chiffre d'affaires restante après achats consommés. Cette marge finance les charges fixes : loyers, salaires, énergie et frais généraux.
Achats consommés = achats + services extérieurs + autres services extérieurs (charges externes). C'est ce qui reste pour couvrir les charges fixes (loyer, salaires, énergie) et le résultat.
Lecture : Résultat de l'exercice après charges, impôt sur les sociétés et intérêts d'emprunt. Il mesure le bénéfice ou la perte comptable disponible pour les décisions d'affectation.
Le bénéfice une fois tout payé (charges, impôt sur les sociétés, intérêts d'emprunt) — ce qui reste à distribuer, réinvestir ou mettre en réserve.
Lecture : Variation du chiffre d'affaires d'une année sur l'autre. À +10 %, l'activité comptabilise 10 % de ventes en plus que l'exercice précédent. Le ratio distingue la trajectoire du niveau absolu.
Indicateur central de trajectoire commerciale : la tendance prime sur le niveau absolu. Calculé dès qu'un exercice antérieur (FEC N-1) est disponible.
Non calculable : Comparaison N-1 non disponible — un FEC de l'exercice antérieur est requis.
Lecture : Le décalage de trésorerie entre vos sorties (achats, salaires) et vos encaissements clients. Exprimé en jours de CA, il chiffre la trésorerie mobilisée pour financer le cycle d'exploitation ; toute variation des délais modifie le besoin de trésorerie.
Un BFR négatif signifie que les fournisseurs financent l'activité (les clients paient plus vite que les fournisseurs ne sont payés).
Note méthodologique : l'identité bilancielle « Trésorerie nette = Fonds de roulement − Besoin en fonds de roulement » présente un écart résiduel — le calcul du BFR exclut certains comptes (taxe sur la valeur ajoutée, impôt sur les sociétés) inclus dans la trésorerie nette.
Lecture : Le besoin en fonds de roulement exprimé en euros : le montant que l'activité immobilise en permanence (stocks + créances clients moins dettes fournisseurs).
Montant en euros laissé dans l'entreprise pour financer le cycle d'exploitation. Donnée structurelle qui figure dans la négociation du prix lors d'une cession.
Lecture : Sur 100 € de valeur ajoutée (= la valeur ajoutée produite par l'activité, hors achats refacturés), la part qui rémunère le personnel. Ce ratio est comparable aux références sectorielles Banque de France — il neutralise les différences de modèle économique (avec ou sans sous-traitance).
Indicateur BdF FIBEN « Personnel » — part de la valeur ajoutée distribuée au personnel. Neutralise l'effet de la sous-traitance, contrairement au ratio % CA.
Lecture : Estimation patrimoniale fondée sur les capitaux propres diminués des provisions pour risques. Elle représente une valeur plancher comptable reconnue dans les lectures fiscales et patrimoniales.
Lecture patrimoniale de l'entreprise : montant théorique résiduel après extinction des dettes, avant réévaluation des actifs non comptabilisée. Doctrine fiscale française : valeur plancher indépendante de la rentabilité.
⚠ Actif net comptable, sans réévaluation à la valeur vénale (immobilier, fonds commercial) retenue. Plancher prudent.
Lecture : L'estimation par le Goodwill direct — la méthode reine pour les petites et moyennes entreprises en l'absence de comparables sectoriels suffisants. Le principe : la valeur de l'entreprise est égale à son actif net corrigé, augmenté de la capitalisation de son sur-bénéfice — c'est-à-dire la part du résultat qui dépasse une rémunération normative des capitaux engagés. Cette méthode est indépendante des comparables sectoriels, reconnue par la doctrine fiscale et la jurisprudence administrative.
| Actif net comptable | 488 k€ |
| − Actifs hors exploitation (valeur nette comptable, valorisés à part) | −590 k€ |
| = Actif net corrigé d'exploitation | -101 k€ |
| Bénéfice net normatif moyen (1 exercice) | 335 k€ |
| − Rémunération normative du capital (r = 14,1 % × capitaux engagés d'exploitation 15 k€) | −2 k€ |
| = Sur-bénéfice annuel | +333 k€ |
| × Facteur d'actualisation (i = 17,1 %, n = 5 ans) | × 3,19 |
| = Goodwill (sur-bénéfice capitalisé) | 1062 k€ |
| Valeur de l'exploitation (actifs hors exploitation à part) = actif net corrigé d'exploitation + goodwill | 961 k€ |
Capitaux engagés d'exploitation = immobilisations d'exploitation nettes (0 k€) + besoin en fonds de roulement (15 k€).
Construction de r (coût moyen pondéré du capital) : les capitaux engagés d'exploitation sont financés par fonds propres et par dette. r combine le coût des fonds propres 14,1 % (part 100 %) et le coût de la dette après impôt 2,8 % (part 0 %), soit 14,1 %. Le coût des fonds propres se construit : taux sans risque 3,7 % + bêta sectoriel 0,71 × prime de risque 5,0 % + prime de taille 6,8 %. Le taux d'actualisation i majore le coût des fonds propres d'une prime de survaleur (risque spécifique du sur-bénéfice).
Approche par les comparables de transaction non retenue : il n'existe pas de base de cessions de titres comparables suffisamment fournie et fiable pour ce profil. La valorisation repose sur l'approche par le revenu, encadrée par le plancher patrimonial.
Lecture : L'estimation par la Valeur de rendement — la rente économique de l'entreprise capitalisée à un taux normatif. Le principe : le résultat net normatif moyen sur 3 ans est divisé par un taux de capitalisation construit à partir du taux des obligations d'État à 10 ans (taux sans risque), de la prime de risque actions française et d'une prime de petite capitalisation. Cette méthode est indépendante des comparables sectoriels, reconnue par la doctrine fiscale et la pratique professionnelle.
| Résultat net normatif retenu | 335 k€ |
| ÷ Coût des fonds propres (kcp = 14,1 %) | |
| = Valeur de l'exploitation par le rendement | 2376 k€ |
Coût des fonds propres = taux sans risque 3,7 % + bêta sectoriel 0,71 × prime de risque 5,0 % + prime de taille 6,8 % (EBE < 0,5 M€).
Sous carve-out, ce total est la valeur de l'exploitation ; les actifs hors exploitation déclarés (valeur vénale nette d'impôt latent) sont ajoutés à part — cf. carte page 1.
Lecture : Estimation par capacité d'endettement. La capacité d'autofinancement est capitalisée sur la durée d'emprunt de référence, avec hypothèse de part disponible, facteur d'actualisation et apport de référence.
Méthode de capacité de financement par dette appliquée au prix finançable par dette d'acquisition. Paramètres normatifs de référence — part de capacité d'autofinancement disponible (le solde réservé au renouvellement des immobilisations), durée d'emprunt, taux d'emprunt et apport de reprise — révisés annuellement d'après les taux moyens de crédit aux entreprises publiés par la Banque de France ; les valeurs retenues pour ce rapport sont affichées dans la synthèse de valorisation. Détail des références bibliographiques en page « Sources et références ».
Lecture : Estimation par l'EBE retraité moyen. Quand plusieurs exercices sont fournis, le calcul applique un lissage pondéré (poids double pour l'année récente) pour réduire l'effet d'une année atypique ; sur un seul exercice, l'EBE retraité de l'année courante est utilisé.
Le lissage pluriannuel (poids double pour l'année récente, dès qu'au moins deux exercices sont fournis) évite qu'une année atypique (sinistre, contrat exceptionnel, changement de périmètre) ne fausse la valorisation. Moyenne pluriannuelle recommandée par la doctrine fiscale française (Pacte Dutreil) ; sur un seul exercice, l'EBE retraité de l'année courante est retenu.
Lecture : Trésorerie nette diminuée d'un mois de charges courantes.
Trésorerie nette diminuée d'un mois de charges courantes.
Lecture : Flux interne généré par l'activité après résultat net, dotations et plus-values de cession. Ce montant mesure la ressource disponible avant décisions de remboursement, investissement ou distribution.
Capacité d'autofinancement de l'exercice, avant décisions de remboursement, investissement ou distribution.
Lecture : Ce que les associés ont mis dans l'entreprise (capital social) plus tout ce qui n'a pas été distribué les années précédentes (réserves + résultat). Montant résiduel théorique après extinction des dettes ; base de couverture des risques financiers.
Mesure ce que les associés ont mis ou laissé dans l'entreprise. Composante centrale de la solidité financière (numérateur des ratios de solvabilité, dénominateur du retour sur fonds propres).
Lecture : Disponibilités nettes : banque, caisse et valeurs mobilières de placement, moins découverts et concours bancaires courants. Une valeur négative indique un financement court terme par la banque.
Trésorerie nette disponible à la date de clôture. Le seuil de référence retenu correspond à 60 jours de charges courantes.
Lecture : Délai moyen entre l'émission d'une facture et son encaissement. À 60 jours, les créances clients représentent environ 2 mois de chiffre d'affaires. Le ratio mesure le capital immobilisé côté clients.
Le délai moyen entre la facture et l'encaissement. Au-delà de 60 j, la position sort du repère LME et pèse sur la trésorerie.
Lecture : Délai moyen entre la réception d'une facture fournisseur et son règlement. À 60 jours, les dettes fournisseurs représentent environ 2 mois d'achats. Le ratio mesure la part du cycle financée par les fournisseurs.
Repères LME (Code de commerce art. L441-10) :
• ≤ 30 jours — repère de droit commun quand aucun accord contractuel spécifique n'est prévu.
• 30 à 60 jours — zone possible avec une clause contractuelle expresse (60 j calendaires après facture, ou 45 j fin de mois).
• > 60 jours — au-delà du repère LME (Code de commerce art. L441-10).
Lecture : Part des 3 plus gros clients dans les créances clients. À 70 %, le portefeuille est concentré ; à 30 %, il est dispersé. Le ratio mesure la dépendance commerciale observable dans les comptes auxiliaires.
Mesure la concentration des trois plus gros comptes clients. Au-delà de 50 % du chiffre d'affaires, le dossier présente une dépendance commerciale significative.
Non calculable : Le portefeuille ne compte que 3 clients : la mesure « top 3 » sature mécaniquement et n'est pas comparable à une médiane sectorielle. La dépendance se lit sur la répartition (1ᵉʳ client = 37,8 %).
Lecture : Coefficient de variation du chiffre d'affaires mensuel. À 20 %, l'activité est régulière ; à 80 %, les pics et creux mensuels sont marqués.
Coefficient de variation : écart-type des chiffres d'affaires mensuels rapporté à la moyenne mensuelle. Plus il est élevé, plus l'activité se concentre sur certains mois de l'année.
Lecture : Poids de l'immobilier détenu dans l'actif total : terrains et bâtiments. Au-delà de 40 %, la valorisation totale dépend fortement des murs, distinctement de la valeur d'exploitation.
Au-delà de 40 %, la valeur des murs représente plus de 40 % de la valorisation totale, distincte de la valeur de l'exploitation.
Lecture : Poids des charges exceptionnelles dans l'activité : cessions, régularisations, sinistres ou éléments non courants. Une récurrence sur plusieurs exercices indique que le résultat courant et le résultat exceptionnel ne sont plus nettement séparés.
Lecture cession : ces charges sont isolées dans le retraitement de l'excédent brut.
Non calculable : Aucune charge exceptionnelle détectée sur l'exercice.
Lecture : Dette bancaire diminuée de la trésorerie disponible. Cet indicateur mesure l'endettement financier net porté par l'entreprise après prise en compte du cash disponible.